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Des idées de changement pour l'Île-du-Prince-Édouard

Rechercher l’équilibre : Explorer un nouveau modèle de réforme électorale

Les systèmes électoraux sont composés de trois éléments, chacun possédant plusieurs options :

1. Le système d’élection fondamental, ou comment les votes sont traduits en sièges :

  • un système majoritaire (un seul gagnant ou scrutin majoritaire uninominal à un tour) avec lequel le candidat qui obtient le plus grand nombre de voix est élu, même s’il obtient moins de la moitié des votes;

  • un système majoritaire, avec lequel le candidat doit obtenir au moins 50 % des suffrages
    plus une voix pour gagner;

  • un système de représentation proportionnelle, où l’ensemble des parts du suffrage du comté ou de la province ou du pays est converti en parts du total de sièges à pourvoir et distribué selon les listes des partis ou par d’autres moyens.

2. La taille des circonscriptions électorales, en ce qui concerne la taille géographique et le nombre de candidats :

  • petites circonscriptions uninominales, système actuel de l’Île-du-Prince-Édouard;

  • grandes régions ou comtés avec deux candidats ou plus par parti, système utilisé à l’Île-du-
    Prince-Édouard pour les circonscriptions binominales de 1893 à 1994;

  • l’ensemble de la juridiction avec les candidats présentés au moyen de listes de parti.

3. La structure du scrutin, ou la façon dont les électeurs expriment leurs préférences :
  • choix unique d’un seul candidat, système actuel de l’Île-du-Prince-Édouard;

  • deux choix ou plus, comme le vote de deux représentants ou plus dans un comté, ou le vote d’un candidat et, séparément, d’un parti (ce dernier système est souvent employé dans les systèmes de représentation proportionnelle);

  • choix classé de deux candidats en lice ou plus, allant du favori au moins apprécié, ou autrement dit « scrutin préférentiel ».

Ces éléments peuvent se combiner en un grand nombre de variantes, ce qui complique le choix pour l’électorat. Par exemple, les systèmes de représentation proportionnelle mixte, largement rejetés par les électeurs en Colombie-Britannique, en Ontario et à l’Île-du-Prince-Édouard, impliquent généralement l’association d’un système uninominal majoritaire à un tour, d’un système électoral de représentation proportionnelle et d’un élément des grandes circonscriptions plurinominales.

Dans ce contexte, il convient de déterminer si des solutions pratiques et simples peuvent être trouvées qui peuvent offrir des options afin d’améliorer notre système de façon à maintenir ce à quoi nous accordons de l’importance et étant acceptable pour une majorité d’Insulaires. Ces idées admettent qu’il n’existe pas de système parfait et que chaque système cherche à définir des mesures réalistes pouvant être mises en oeuvre. Elles admettent également que l’histoire de notre Île, pendant deux siècles, a consisté en une adaptation progressive à une société changeante et un monde qui évolue.

Le modèle proposé dans ce livre blanc puise en particulier dans l’histoire de l’Île-du-Prince-Édouard pour ce qui est des circonscriptions binominales et de l’approche de longue date largement utilisée à l’Île-du-Prince-Édouard et ailleurs qui consiste à nommer des candidats et des chefs de parti. Une actualisation moderne est proposée.

Ce modèle comprend les nouveaux éléments suivants :

  • l’association de quatre grands comtés en concordance avec nos quatre circonscriptions fédérales, et six petites circonscriptions uninominales au sein de chacun de ces comtés, constituant un total de 28 membres de l’Assemblée législative;

  • le passage à un système de scrutin préférentiel dans les deux types de circonscriptions afin d’assurer que chaque candidat doit obtenir le soutien d’au moins la moitié des
    électeurs pour accéder à un poste d’élu.

Des mesures en faveur d’une plus grande diversité et une plus grande représentativité pour tous les candidats sont également abordées.

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